mercredi 10 mars 2010
de Rose Bosch ( 1h 55’ - France )
avec Jean Reno, Mélanie Laurent, Gad Elmaleh, Raphaëlle Agogué, Sylvie Testud, Anne Brochet,...
Le 16 juillet 1942, 13000 parisiens ont été les victimes innocentes d’un régime et de ses décisions innommables, indignes et appliquées. Nul ne l’ignore aujourd’hui ; alors le dire, le répéter, l’enseigner, l’exposer ? Oui ! C’est le Devoir de Mémoire. Toujours et encore.
Ce film traite d’un sujet qui a trop longtemps été passé sous silence par le cinéma. Mais quelle forme de représentation pour montrer l’insaisissable et faire naître l’émotion, la honte, la révolte sans un réalisme appliqué ? L’angle ici revendiqué de l’existence de justes (une concierge, un pompier et une infirmière) face aux ignobles (Hitler, Pétain, les français et leur police) s’appuie sur la reconstitution d’époque dans ses moindres détails, fidèle aux témoignages et à l’histoire mais, malgré des comédiens formidables, propre au genre téléfilm à gros moyens.
C’est quelque peu dommage car le sujet mérite un meilleur traitement. L’exemplarité fera pleurer ceux qui savaient, mais pour ouvrir les yeux aux autres 70 ans plus tard et leur faire prendre conscience de l’indignité des actes, le discours pourrait se détacher de la seule description pour provoquer la réflexion, c’est le sens d’un certain cinéma.